Salon E-Marketing 2012 : mon petit compte rendu tourné mobilité

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Mardi 24 janvier avec les copains d'HETIC (H2), nous nous sommes rendu au Salon E-Marketing Paris 2012 (Palais des Congrès). Une première pour nous tous, et une bonne occasion de s'ouvrir au
e-marketing en assistant aux différentes conférences du programme.

Pour ma part j'ai passé mon après-midi en salle 352, le numéro n'a pas vraiment d'importance certes, en revanche le thème des conférences l'était beaucoup plus puisqu'il s'agissait de "Mobile Marketing (smartphones, tablettes) : les nouveaux services connectés". Inutile de vous dire que les quelques 500 chaises en plastique étaient toutes occupées, tant ce thème est d'actualité. Trêve de blabla, retour sur trois conférences auxquelles j'ai assisté.

1. Mobiles et tablettes : nouveaux usages, nouvelles ergonomies

Présentée par Miratech, agence spécialisée dans les tests utilisateurs, cette conférence a été l'occasion d'aborder les différences d'ergonomie entre sites/applications mobiles et desktop. D'après une étude Miratech, les utilisateurs font en moyenne 4 fois plus d'erreurs sur tablette que sur ordinateur. Un chiffre qui s'explique notamment par les nouvelles façons de naviguer, encore peu familières et parfois peu intuitives dans certaines applications, et l'absence d'indices que l'on peut retrouver à la souris comme le hover.

Une grande partie de la conférence était consacrée à la présentation d'applications mobiles pour en soulever les défauts d'ergonomie et de conception. Une présentation particulièrement interactive, puisque Jérémie Eskenazi (président de Miratech) demandait à la salle de trouver une façon d'accéder à une fonction particulière.
Nous avons ainsi pu constater l'ergonomie déplorable de l'application iPhone Télé Loisirs lorsqu'il s'agissait d'accéder au programme du lendemain (d'ailleurs on n'a toujours pas trouvé, cette fonctionnalité n'existe tout simplement pas au moment où j'écris ces lignes...).
Nous avons également passé en revue l'application iPad du Figaro, dans laquelle il est nécessaire de consulter l'aide utilisateur avant de comprendre comment elle fonctionne (une vraie galère pour accéder à une rubrique spécifique).
L'application iPad des Pages Jaunes a aussi été sujet d'étude, dans laquelle se trouve une icône bien visible en haut à droite, dont on ne comprend pas le sens visuellement, mais qui sert en fait à modifier le fond d'écran de la page d'accueil. Une fonctionnalité parfaitement inutile, qu'il aurait mieux valu placer dans les options.

D'autres applications sont passées sur le grill comme celle de la RATP ou d'Expedia. Par le biais de ces cas concrets, nous avons ainsi pu tirer quelques règles de bonnes pratiques et de bon sens :
• Soigner l'affordance (éléments dont on comprend ce qu'on peut faire avec : icônes, boutons...)
• Les règles du web s'appliquent (presque) toutes au mobile
• Éviter les onglets en bas des applications (la plupart des utilisateurs ne les voient pas)
• Établir une conception centrée utilisateurs, dès le départ !
• [Extra] Une application iPad coûte de base aux alentours de 15.000€ (d'après Miratech)

2. FidMe, le baromètre de la fidélisation sur mobile

Toujours sur le thème du mobile, Snapp' est venu parler de FidMe, une application permettant d'enregistrer ses cartes de fidélité sur son mobile. D'après je ne sais quelle étude, il faut savoir qu'un français a en moyenne 5 à 6 cartes de fidélité dans son portefeuille. En enregistrant une moyenne de 7,28 cartes par les utilisateurs de FidMe (qui sont actuellement 1 million répartis dans 25 pays), l'entreprise a constaté que leur application poussait à l'utilisation à avoir des cartes. Souvent source d'encombrement, il est certain que tout posséder dans son téléphone est beaucoup plus pratique.

L'objectif central de FidMe est la fidélisation des utilisateurs vis à vis des enseignes et commerces partenaires. Si Snapp' propose une offre BtoC avec FidMe, elle n'oublie pas pour autant le BtoB en offrant la possibilité à des marques telles que Virgin ou Monoprix de posséder leur propre application mobile qui s'adapte à leur programme de fidélisation (Snapp'fid). Les marques ont ainsi possibilité d'intégrer leur carte de fidélité, de diffuser des coupons, des offres, des news et autres outils au sein d'une application à leur nom.

Et comme une vidéo vaut mieux qu'un long discours, je vous propose de découvrir toutes les fonctionnalités de cette application à travers ce Pitch'Express (FrenchWeb).

3. Les Tags mobiles, tout le monde en parle

Après la voix, le SMS et l'internet sur son mobile, Mobile Tag (leader du secteur en France) a présenté ce qu'ils appellent le 4ème usage mobile : le code barre mobile, ou QR code (QR pour Quick Response). La première partie était surtout consacrée à la présentation de quelques chiffres. Ainsi d'après une enquête TNS réalisée en juillet 2011, 89% des mobinautes ont déjà vu un flashcode et 42% en ont déjà utilisé, soit près de la moitié des utilisateurs de smartphones, tout âge confondu. En effet, aucune tranche d'âge ne se démarque significativement à une autre. En terme d'utilisation, l'intérêt premier est l'information sur un produit acheté (recettes de cuisine, promotions associées...). Tous ces chiffres démontrent que le tag mobile se démocratise et est devenu un service attendu par les mobinautes.

La deuxième partie de cette conférence étaient davantage tournée vers l'aspect marketing. Mobile Tag, qui a mis un peu de côté la technique pour se tourner de plus en plus vers le média (presse, TV, affiches, etc) a souligné l'importance de capter l'attention de l'utilisateur et de lui laisser une empreinte mémorielle forte. Pour ce faire, rien ne vaut une bonne vielle stratégie de ciblage avec un message adapté, et un outil d'analyse derrière (un Google Analytics pour Flashcode en somme).
La personnalisation des tags à l'image de la marque est par exemple un bon moyen de capter l'attention de l'utilisateur.

Enfin, Mobile Tag a présenté quelques erreurs à ne pas commettre :
• Renvoyer vers des contenus non-optimisés pour les smartphones (ex : Flash)
• Oublier de tracker le QR Code (afin de l'analyser)
• Intégrer un QR Code sans explication (ou incitation) d’usage
• Intégrer un QR Code sans marge autour (risque de problèmes techniques)

En guise de conclusion, ce petit après-midi au salon E-Marketing m'a plu. Il est clair que l'une des grandes tendances pour cette année et les années à venir est la mobilité. L'écosystème du mobile est en perpétuel mouvement. Selon plusieurs études récentes, le mobile sera le premier point d'accès à internet aux alentours de 2014 en France. De quoi laisser songeur...

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